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MissCrobes in Wonderland

Je me suis ordonné d'oser dire tout ce que j'ose faire. Montaigne, Extrait des Essais

15 mai 2012

Le "ca va aller"

Dernier message le 29 avril, nous sommes le 15mai... je m'améliore? non sûrement pas ;)

dans_le_parc

J'avais envie de parler un peu de ma vie poste veilleuse, j'en ai rêvé pendant un petit moment de cette vie ou je retrouverais enfin un rythme normal (ou pseudo normal) ou je pourrais enfin passer mes soirées à la maison au lieu de recommencer une journée de taff après ma journée, ou je pourrais profiter de mes week-ends (enfin le dimanche) pour faire ce que j'ai envie de faire, accepter les invitations sans avoir à dire "heu non c'est pas possible, mon week-end de libre ce mois ci tombe le..."... partir ENFIN de ce poste qui me mettait réellement en souffrance psychique et physique et qui était devenu insupportable.

Voila ma vie de maintenant... c'est pas facile, quitter un travail qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas n'est pas facile dans les deux cas je pense. Tout d'abord il y à l'aspect financier (personnellement c'est celui qui m'a fait le plus réfléchir) car en quittant un taff qu'on ne remplace pas par un autre, on ampute son budget d'une source de revenue intéressante... mais comme dit mon homme "il faut savoir monnaier son emmerde" et effectivement ils ne me payaient pas assez pour me traiter aussi mal. Ensuite il y l'aspect que l'on quitte quelque chose, dans lequel on se trouvait relativement bien au départ, un taff qui nous amenait certain avantages et ou on y trouvé notre compte dans certains domaines.... étant donné que je suis dans un taff social....ouillle.... que "j'etais", vous voyez je me plante encore, il y a les liens que j'ai pu créer avec certains résidents. C'est malheureux mais je me rend compte que, comme ils nous oublient rapidement quand ils trouvent une situation stable, nous aussi nous les oublions rapidement....

J'avais beaucoup peur de regretter cette démission, de me dire que j'avais fais une bêtise et que je n'aurais jamais du partir... finalement non, pas de regret à l'horizon, je pense que les points positifs sont tellement fort que je n'arrive même pas à regretter ce départ. Et même si ma situation n'est pas tout a fait stable (enfin pour l'instant... oui oui je garde espoir) je suis carrément plus sereine et heureuse d'avoir eu le courage de mettre un point d'honneur à clore se désastre. Il y a de cela quelques jours, j'ai croisé une ancienne collègue dans un magasin, une collègue avec qui je n'ai jamais vraiment parlé, qui ne semblait pas connaître la situation, bref pas d'affinité... elle est venue me voir pour me demander comment je me sentais, si j'allais bien et si mon départ n'avait pas été trop difficile (elle avait donc été mise au jus...) je lui ai expliquée que j'étais soulagée et que j'entamé une nouvelle page de ma vie beaucoup plus sereine. Elle m'a alors félicité et m'a dit que j'avais eu bien raison, qu'il avait été primordial que je me protège... en gros elle donnait raison. J'ai été un peu chamboulé par cette discussion parce-que je ne m'y attendais pas, je ne m'attendais pas à ce qu'une collègue avec qui j'avais si peu d'affinité puisse être si compréhensive et me "donner raison"...

Je crois que j'en sors grandie de cette expérience.... meurtrie aussi, ça c'est certain, mais grandie principalement parce que même si j'ai quitté un emploi (certain penserons que c'etait baissé les bras) je pense qu'il faut à un moment être suffisamment fort pour se protéger et voir ce qui en vaut vraiment la peine.

Un résident avant de partir m'a dit une chose très sage, il m'a dit que le "ça va aller" etait le cancer de demain... il me l'a expliqué ainsi. Quand on dit "ça va aller" ça veut dire que l'on accepte la situation intolérable dans laquelle on se trouve.... je pense que ce n'est pas faux...

Posté par casse croute à 19:15 - Bla bla bla - Commentaires [0] - Permalien [#]

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